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Loup

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Loup
Loup gris, du latin lupus.
Loup gris, du latin lupus.
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infraclasse Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Canidae
Genre Canis
Nom binominal
Canis lupus
Linnaeus, 1758
Sous-espèces de rang inférieur
Répartition géographique
Répartition des différentes sous-espèces :

     /    Canis lupus albus
     /    Canis lupus arabs
     /    Canis lupus arctos
     /    Canis lupus baileyi
     /    Canis lupus communis
     /    Canis lupus cubanensis
     /    Canis lupus italicus
     /    Canis lupus lupaster
     /    Canis lupus lupus
     /    Canis lupus lycaon
     /    Canis lupus nubilus
     /    Canis lupus occidentalis
     /    Canis lupus pallipes
     /    Canis lupus hodophilax
     /    Canis lupus hattai

Canis lupus

Canis lupus

Statut CITES : Annexe II ,
Révision du 22-10-87
Statut CITES : Annexe III ,
Révision du 1998
(Turquie)

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Le loup (API /lu/) ou loup gris (Canis lupus) est une espèce de mammifère de la famille des canidés et un parent proche du chien domestique.

La femelle du loup est la louve, son petit est le louveteau. Le loup hurle, jappe, gémit et grogne.

Les loups étaient jadis très répandus dans tout l'hémisphère Nord, puis les effectifs ont été régulés par les paysans par nécessité, permettant une activité pastorale plus sereine et viable. On peut même parler d'extermination dans la seconde moitié du XIXe siècle en Europe occidentale, après les travaux de Pasteur faisant du loup le principal vecteur sauvage de la rage. Une récompense était attribuée aux gens abattant un loup.

Les loups sont des prédateurs, vivant et chassant en meutes organisées, selon une hiérarchie sociale stricte. La meute est dirigée par un mâle alpha et une femelle alpha. Le couple alpha est généralement le seul à procréer. Ce type d'organisation se retrouve également chez d'autres canidés vivant en meutes, tels que les dholes (Cuon alpinus) et les lycaons (Lycaon pictus), respectivement chiens sauvages d'Asie et d'Afrique.

Le lien entre le loup et le chien domestique est assez controversé. Certains voient le loup comme l'ancêtre direct du chien, tandis que d'autres considèrent que cet ancêtre serait plutôt le chacal doré (Canis aureus). Actuellement le chien est considéré comme une sous-espèce de Canis lupus. En fait, les canidés sont une famille qui n'a évolué que récemment, et des croisements entre différentes espèces du type Canis peuvent encore se produire.

Les loups sont principalement présents dans les steppes de Sibérie. En Amérique, au parc de Yellowstone, survivent encore aujourd'hui quelques 3 000 loups qui côtoient les bisons et les lynxs. Ceux-ci sont remarquables pour leur technique de chasse en groupe unique. Une fois la proie repérée, ils s'élancent et utilisent la technique de l'encerclement dite technique "catapulte" pour ensuite faire la course et gagner l'estime de leurs congénères.

Sommaire

[masquer]

Signalement [modifier]

Il y a trente millions de loups dans le monde.

Principales caractéristiques [modifier]

  • Morphologie : cette espèce évoque un chien de race Berger allemand mais présente une tête plus large, une poitrine moins profonde, un cou plus épais et des oreilles moins longues et plus écartées.
  • Poids : 12 à 80 kg à l'état sauvage, en fonction de la sous-espèce, de l'individu et du sexe. Des individus exceptionnellement plus lourds ont été observés, et un loup gris mâle de 90 kg est assez courant en captivité (ex: Garou à Sainte-Émilie de l'Énergie au Québec en 2007). La femelle est plus légère que le mâle (12 à 50 kg contre 20 à 80 kg).
  • Taille du corps : 100 à 150 cm, queue : 31 à 51 cm, hauteur au garrot : 60 à 95 cm.
Information Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Coloration : le plus souvent un mélange de beige et d'anthracite, mais aussi noir, blanc ou fauve. Poils du dos beiges avec la pointe noire, formant une sorte de légère crinière. On ne trouve pas de poils complètement noirs. En revanche, on observe souvent sur les pattes avant une ligne nettement plus sombre. Quant aux yeux, ils sont bleus à la naissance et deviennent jaunes-orangés, voire ambrés à l'âge adulte[1].
  • Chromosomes : 76, comme le chien
  • Dentition : 42 dents (32 chez le louveteau, denture définitive à 7 mois). Les canines ou crocs mesurent 6 à 7 cm dont 2 cm enchâssées dans la gencive. Ses puissantes mâchoires servent à mettre à mort une proie. Pour la dépecer, le loup utilise ses incisives tranchantes. Les muscles de la mâchoire sont puissants et lui permettent de broyer des crânes ou de déplacer une proie trois fois plus lourde que lui (et même plus dans le cas de l'orignal ou du bison). La gueule du loup est bien plus largement fendue et puissante que celle du chien : la mâchoire du loup peut exercer une pression de 150 kg/cm² contre 60 a 65 kg/cm² chez le chien.[réf. nécessaire].
  • Répartition : le loup est un animal de l'hémisphère nord. Europe, Amérique du Nord, Asie, Proche et Moyen-Orient.
  • Longévité: une dizaine d'années dans la nature et 10 à 17 ans voire exceptionnellement 20 en captivité.
  • Cri du loup : le hurlement est le plus connu, mais le loup peut également aboyer, japper, et produire un grand nombre de sons différents.
  • Course : à la course, le loup frise les 60 kilomètres à l'heure[2].

Régime alimentaire [modifier]

Icône de détail Pour consulter un article plus général, voir : Régime alimentaire.

Les loups sont des carnivores. L'espèce inscrit à son menu cervidés, volailles, renards, marcassins, ânes, reptiles, charognes ... et fruits blets. Dans le Grand Nord, les loups préfèrent manger des petits rongeurs, les lemmings, plutôt que les rennes, pourtant plus charnus. Les loups traquent les rongeurs parce qu'ils sont proportionnellement beaucoup plus gras que les rennes. Cette graisse stockée par l'organisme des loups les protège du froid. Les loups sont aussi friands de raisin, qui leur apportent du sucre et des vitamines. Par temps de disete, ils peuvent aussi manger des insectes ou des champignons.

En automne, les loups modifient leur régime alimentaire et consomment de grande quantité de saumons qui sont alors en pleine montaison[3]. La pêche au saumon est en effet nettement moins dangereuse que la chasse au cerf. De plus, le saumon, à l’approche de l’hiver, offre une meilleure qualité nutritive en terme de matières grasses et d’énergie.

Reproduction [modifier]

Le loup atteint sa maturité sexuelle à 3 ans pour le mâle et 2 ans pour la femelle. La saison des amours a lieu, selon les régions, de janvier à mars. Au terme d'une gestation de 61 à 63 jours, la femelle met donc bas entre mars et juin.

Les portées comptent trois à huit louveteaux recouverts d'une légère couche de poils et pesant de 300 à 500 grammes, que leur mère allaite à l'aide de ses 5 paires de mamelles.

Particularités [modifier]

La morsure du loup atteint une pression de 150 kg/cm², soit le double d'un gros chien.

Le loup est un bon nageur et un meilleur coureur encore : sa vitesse de pointe est de 45 à 50 km/h, et il peut parcourir jusqu'à 60 km en une nuit (un record de 190 km est attesté[réf. nécessaire]).

Son odorat lui permet de détecter un animal à 270 m contre le vent et sa morphologie lui offre un angle de vision à 250° (180° chez l'homme). La nuit, les yeux du loup paraissent phosphorescents car ils sont tapissés d'une couche de cellules, le tapetum lucidum, qui lui permettent de voir aussi bien que le jour.

L'audition du loup lui permet d'entendre des sons jusqu'à 40 kHz (20 kHz chez l'homme), il perçoit notamment d'autres loups hurler jusqu'à une distance de 6,4 à 9,6 km.

Les battements cardiaques ont une fréquence de 90 pulsations par minute, jusqu'à 200 lors d'efforts importants.

La fréquence respiratoire est de 15-20/minute, jusqu'à 100 lorsque le loup halète.

Un dépouillement d'archive non exhaustif dans les registres paroissiaux menée par Jean-Marc Moriceau[4] dénombre plus de 1100 cas de prédation de l'homme par le loup, nettement distingués des décès suites à des morsures de loups enragés (plus de 400 à partir des mêmes sources), en France (territoire métropolitain actuel), entre les années 1580 et 1842. Les victimes sont en très grande majorité des enfants ou adolescents isolés. Cette prédation de l'homme, jugée inhabituelle par les contemporains eux-mêmes, pourrait être favorisée (selon l'auteur de l'étude) par les guerres et troubles politiques qui, en parsemant les campagnes de cadavres sans sépulture, développeraient chez une minorité de loups un goût pour la chair humaine. Bien que marginaux vis-à-vis de la mortalité sous l'Ancien Régime, ces cas ont eu une répercussion sur l'imaginaire collectif, nourrissant la peur du loup.

Origines [modifier]

Il y a environ 55 millions d'années est apparu un mammifère avec des dents en partie conçues pour découper la viande, les carnassières. Au cours des 10 millions d'années qui suivirent, ces créatures se sont développées en grand nombre et sous des formes différentes. Une de ces espèces, appelée Miacis, ressemblait aux chiens d'aujourd'hui. L'espèce Miacis fait partie de la famille Miacidae, de laquelle sont issues toutes les familles actuelles de carnivores : les chiens, les chats, les ours, les belettes, les ratons laveurs, civettes, et hyènes.

Il y a trente à quarante millions d'années, l'espèce Miacis donna naissance à deux types de mammifères que l'on peut rattacher, grâce à deux séries de fossiles, au chien et à l'ours. L'ancêtre du chien, le Cynodictis, avait le même nombre de dents que le loup. Il était plus petit que ce dernier, mais son corps était long et flexible comme celui d'une belette ; ses pattes étaient d'une taille moyenne. Les 15 millions d'années qui suivirent virent le développement de la famille des ratons laveurs qui se démarqua pour continuer son évolution séparément.

Par la suite, il y a entre 15 et 30 millions d'années, la tendance s'accentua pour donner les caractéristiques du loup contemporain, du Cynodictis en passant par le Cynodesmus et le Tomarctus. La partie supérieure de la patte s'allongea, ainsi que les pattes qui devinrent plus compactes, l'empreinte intérieure devint plus atrophiée sur la patte arrière et plus réduite sur la patte avant ; la queue se raccourcit, et toutes ces proportions commencèrent à se rapprocher de celles des loups et des renards.

Le loup et le renard sont tous deux issus du Tomarctus et commencèrent à se développer séparément il y a environ 15 millions d'années. Bien que la taille du renard n'ait pas beaucoup évolué, le loup quant à lui, continua à grandir. Une autre espèce apparentée, le loup « noir » (Canis dirus) se démarqua également. Certains d'entre eux étaient bien plus grands que les loups d'aujourd'hui, mais ils ont disparu. Depuis environ un ou deux millions d'années, le loup est pratiquement resté le même.

La meute : structure sociale du loup [modifier]

Meute de loups au parc animalier de Gramat (Lot, France)

Les loups vivent en meutes organisées selon une hiérarchie stricte dirigée par un couple de loups (nommé alpha). Généralement, la meute est une famille composée des deux parents et d'une ou plusieurs générations de louveteaux, ainsi s'établissent les liens de domination et de soumission (alpha -> bêta -> gamma -> …-> oméga). À l'occasion, on verra apparaître un ou plusieurs loups oméga : ceux-ci sont les souffre-douleur de la meute et c'est vers eux que converge toute l'agressivité. Autour de cette structure s'organise la vie des loups : ainsi ils peuvent chasser en groupe mais aussi élever leur progéniture. Le chef a le privilège de décider la chasse et de se nourrir en premier sur les proies, c'est également lui qui ordonne la poursuite d'un intrus sur le territoire. Enfin, c'est lui seul qui se reproduit avec la louve alpha à la saison des amours (bien qu'il y ait des exceptions). Lorsqu'un alpha est trop vieux, c'est l'un de ses subalternes qui lui dispute la place de leader et la prend s'il réussit à le dominer.

La taille des meutes varie du simple couple à la douzaine d'individus. Toutefois des cas rares de meute de plus de 30 loups ont été observés, ainsi la meute la plus nombreuse jamais observée était composée de 36 membres et vivait en Alaska[réf. nécessaire]. Elle varie également selon la période de l'année : les principaux facteurs en sont la mortalité et les dispersions. En effet, certains loups décident de quitter la meute (comme les loups oméga) ou sont bannis après avoir échoué lors d'un conflit. Des tensions peuvent naître pour plusieurs raisons : quand la nourriture se fait rare et peu disponible (surtout à la fin de l'hiver), pour pouvoir s'accoupler (en hiver de la fin février à la mi-mars) ou tout simplement pour dominer les autres loups. La plupart des loups quittent ainsi leur meute natale entre 9 et 36 mois. Une nouvelle meute se forme lorsque deux loups dispersants se rencontrent et disposent d'un territoire approprié (i.e. où la nourriture est accessible et suffisante) pour fonder une nouvelle famille.

Pour des animaux sociaux comme les loups, la vie en meute présente plusieurs avantages :

  • La possibilité d'attaquer des animaux plus grands qu'eux, ainsi la chasse est plus efficace pour moins d'efforts.
  • Les réserves sont mieux gérées (moins de surplus abandonné aux concurrents lorsque plus de bouches sont à nourrir).
  • La protection des louveteaux, leur éducation et l'initiation aux rudiments de la chasse - la meute est une véritable nurserie où chaque membre prend soin des enfants.
  • Le fait que seul le couple alpha se reproduise empêche la prolifération de loups sur un territoire, de plus les loups ne se reproduisent pas chaque année si la nourriture fait vraiment défaut.

Communication [modifier]

Entre les meutes [modifier]

Leur moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent — entre autres — pour se rassembler et maintenir une cohésion dans le groupe. Leurs gémissements avertissent également les loups aux alentours de la présence de la meute, afin de prévenir contre les intrusions. Tout comme les gémissements, les hurlements sont composés de plusieurs harmoniques ce qui donne l'impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu'elle ne l'est réellement. Il arrive parfois qu'un loup solitaire hurle pour se signaler à un conjoint potentiel. Chaque loup a une fréquence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent présenter le même hurlement. On peut enregistrer les hurlements d'une meute et développer des algorithmes pour décomposer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer à chaque animal ses vocalisations propres.

Un autre sens utilisé pour la communication externe chez le loup est l'odorat. Ses facultés olfactives supérieures à celles de l'homme lui permettent de distinguer l'odeur de ses congénères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l'urine ou les fèces (excréments). Ces marquages servent à délimiter son territoire ainsi qu'à donner des renseignements sur lui-même, par exemple tel que l'état sexuel (hormonal) des femelles pendant la période de reproduction.

Entre les individus au sein de la meute [modifier]

Les loups utilisent tout un éventail de grognements, gémissements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l'anxiété, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la présence d'un intrus.

Les loups ajoutent à ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l'expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un état agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussés, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hérissés et la queue levée pour chercher à impressionner. Inversement, un loup en état de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissés, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa région génito-anale afin de montrer qu'il est le dominé à l'autre loup.

En plus des marquages au sol, l'odeur laissée par un loup s'il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite ». Le loup sécrète de nombreuses substances odorantes : à la base des poils, des pattes, au niveau de la région génito-anale.

Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la réaffirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d'un aîné pour régurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont également encore peu étudiées.

Avec les hommes [modifier]

Le loup est un animal sauvage doté d'instincts précis lui permettant d'exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nécessiterait une sélection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nécessiterait de nombreuses générations. Peut-on vraiment l'apprivoiser, et sans danger ? Bien qu'il existe de telles pratiques (plusieurs ouvrages y font référence, ainsi que certains reportages), un loup reste un animal puissant, imprévisible et redoutable.

Découvrant les structures sociales d'une espèce animale commune dont nos aïeux devaient se prémunir mais aujourd'hui largement décimée, les gens sont aujourd'hui trés divisés. Certains les dressent (?), d'autres rêvent d'une réintroduction à grande échelle, d'autres encore (de tout milieu y compris paysan), d'une manière constructive, essayent de trouver l'équilibre entre l'occupation viable de l'espace rural et la présence de ces grands prédateurs et, enfin, les paysans-éleveurs directement touchés par les prédations exercées sur leurs troupeaux voient leur travail anéanti et ressentent un sentiment d'abandon. A leur décharge, étranglés par une agriculture française malade des échanges commerciaux internationnaux, la plupart ne peuvent pas assumer ce retour du maillon essentiel de la chaine alimentaire et ne peuvent se faire entendre que par des actions limites. Vont-ils subir le même sort que le loup au 19ème siècle ?

Du fait de sa structure sociale, de son attachement aux jeunes, et de son mode de nourrissage par régurgitation directement dans la gueule, le loup est peut être le seul animal à avoir élevé des humains. Si les légendes de Rémus et Romulus ou Mowgli sont encore dans l'imaginaire collectif, il est exact qu'il existe d'autres animaux ayant cette réputation d'éleveurs d'hommes (les anthropoïdes ou singes de Tarzan par exemple), aucune observation n'a été attestée en dehors de romans de de légendes.

Il existe une prime au Canada (Le Canada et la Russie sont les deux pays au sein desquels il vit le plus de loups actuellement) à verser à toute personne pouvant prouver une attaque de loup sur l'homme.

Les sous-espèces du loup [modifier]

Le loup s'est adapté de différentes manières, dans sa grande aire de répartition. Des sous-espèces ont vu le jour. Cette subdivision est cependant contestée par les spécialistes.

En Europe, tous les loups sont décrits comme des loups gris. Il existe cependant des différences considérables : en Italie et en Espagne, par exemple, les loups sont plus petits et plus roux, et surtout plus craintifs que les animaux vivant plus au nord.

Selon les références on trouve de 15 à 40 sous-espèces, cependant la tendance aujourd'hui est à réduire considérablement cette liste de sous-espèces en considérant qu'il s'agit dans la majorité des cas d'adaptations locales de l'espèce Canis lupus (notamment par les analyses et statistiques du taxonomiste Ron Nowak). On peut distinguer 2 groupes de sous-espèces : celles d'Amérique et celles d'Europe.

Sous-espèces d'Amérique [modifier]

Répartition géographique des sous-espèces de Canis lupus en Amérique du Nord :
     Canis lupus lycaon
     Canis lupus mackenzii
     Canis lupus nubilus
     Canis lupus arctos
     Canis lupus baileyi
Loup aux États-Unis
  • Loup d'Alberta, Canis lupus occidentalis, regroupe
    • le loup de Colombie : Canis lupus columbianus
    • le loup des prairies : Canis lupus griseoalbum
    • le loup de Mackenzie : Canis lupus mackenzii
    • le loup d'Alaska : Canis lupus pambasileus
    • le loup de la Toundra : Canis lupus tundrarum
    • le loup de la péninsule de Kenai : Canis lupus alces (éteint)
  • Loup des Grandes Plaines, Canis lupus nubilus, regroupe
    • le loup de Vancouver : Canis lupus crassodon
    • le loup de l'Hudson : Canis lupus hudsonicus
    • le loup des Rocheuses septentrionales : Canis lupus irremotus
    • le loup du Labrador : Canis lupus labradorius
    • le loup de l'archipel Alexandre : Canis lupus ligoni
    • le loup de la Terre de Baffin : Canis lupus manningi
    • le loup de Terre-Neuve : Canis lupus beothucus (éteint)
    • le loup d'Oregon : Canis lupus fuscus (éteint)
    • le loup Mongollon : Canis lupus mongollonensis (éteint)
    • le loup du Texas : Canis lupus monstrabilis (éteint)
    • le loup des bisons : Canis lupus nubilus (éteint)
    • le loup des Rocheuses méridionales : Canis lupus youngi (éteint).
  • Loup arctique, Canis lupus arctos, regroupe
  • Loup du Mexique, Canis lupus baileyi
Loup du Mexique


Sous-espèces d'Eurasie [modifier]

Répartition géographique des sous-espèces de Canis lupus en Eurasie :
     Canis lupus lupus
     Canis lupus albus
     Canis lupus communis
     Canis lupus italicus
     Canis lupus pallipes
     Canis lupus lupaster
     Canis lupus arabs
     Canis lupus cubanensis
  • Loup gris commun, Canis lupus lupus, regroupe
    • le loup des steppes : Canis lupus campestris
    • le loup de Mongolie : Canis lupus chanco / Canis lupus laniger
    • le loup du désert d'Asie : Canis lupus desertorum)
  • Loup de Sibérie, Canis lupus albus
  • Loup des Indes, Canis lupus pallipes
  • Loup d'Arabie, Canis lupus arabs (rattaché parfois à une autre sous-espèce)
  • Loup du Caucase, Canis lupus cubanensis *
  • Loup d'Italie, Canis lupus italicus *
  • Loup de Russie, Canis lupus communis *
  • Loup de Yougoslavie, Canis lupus kurjak *
  • Loup d'Espagne, Canis lupus signatus *
  • Loup d'Égypte, Canis Lupus Lupaster *
  • Loup de Honshū, Canis lupus hodophilax (éteint)
  • Loup d'Hokkaido, Canis lupus hattai (ex Canis lupus rex) (éteint)
  • Loup de Murcie, Canis lupus deitanus * (éteint)
  • Loup austro-hongrois, Canis lupus minor (éteint)

(note : Certaines espèces (*) ne sont pas reconnues par tous les taxonomistes)

Sous-espèces du Loup rouge (Canis rufus) [modifier]

Un Loup rouge et son petit.

Actuellement, son existence même fait débat pour savoir s'il faut le classer comme espèce distincte « Loup rouge » (Canis rufus), sous-espèce du Loup gris (Canis lupus rufus), ou encore hybride entre loup et coyote (donc non rattaché à une espèce).

Les taxonomistes reconnaissant l'existence du loup rouge le classent en 3 sous-espèces :

  • Canis rufus rufus, (quasiment éteint, présent en captivité ou réintroduit)
  • Canis rufus gregoryi, (éteint, probablement présent dans les populations captives ou réintroduites)
  • Canis rufus floridanus (éteint)

Autres sous-espèces [modifier]

Cette classification du chien et du dingo tend à s'imposer actuellement, en concurrence avec les anciennes dénomination qui étaient respectivement Canis familiaris et Canis familiaris dingo ou Canis dingo. Cela en fait des sous-espèces du loup.

Statut de protection [modifier]

  • Convention de Berne du 19 septembre 1979 :
    • Annexe 2 : Sont notamment interdits : a) toute forme de capture intentionnelle, de détention et de mise à mort intentionnelle; b) la détérioration ou la destruction intentionnelles des sites de reproduction ou des aires de repos; c) la perturbation intentionnelle de la faune sauvage, notamment durant la période de reproduction, de dépendance et d'hibernation, pour autant que la perturbation ait un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente Convention; d) la destruction ou le ramassage intentionnels des œufs dans la nature ou leur détention, même vides; e) la détention et le commerce interne de ces animaux, vivants ou morts, y compris des animaux naturalisés, et de toute partie ou de tout produit, facilement identifiables, obtenus à partir de l'animal, lorsque cette mesure contribue à l'efficacité des dispositions de cet article.
  • Directives européennes du 21 mai 1992 et du 27 octobre 1997 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages :
    • CE/92/43 - Annexe 2 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 2 : espèces animales et végétales d'intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation modifiée par la Directive 97/62/CE : prioritaire.
    • CE/92/43 - Annexe 4 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 4 : espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction.
    • CE/92/43 - Annexe 5 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 5 : espèce d'intérêt communautaire dont le prélèvement dans la nature et l'exploitation sont susceptibles de faire l'objet de mesures de gestion.
  • Convention de Bonn :
    • Aucune réglementation
  • Le loup : un animal juridique [archive]

Le loup dans la culture [modifier]

Le loup est l'animal le plus emblématique de l'histoire de l'Europe, il était à l'honneur durant l'Antiquité chez la totalité des anciens peuples européens. [5]

Les mythologies européennes, depuis les côtes de la Méditerranée jusqu'au nord de la Scandinavie, n'ont eu de cesse de relier le loup à la fécondité, à la protection, à la destruction, à la punition, au soleil et aux divinités héroïques qui incarnaient ces valeurs comme Apollon ou Belen. [6]

L'aspect particulier de l'approche des peuples indo-Européens par rapport aux Amérindiens du Nord est que le loup symbolise à la fois la protection et la destruction. Il existe donc à l'origine une dualité dans le culte ou la vision de cet animal. [7] Le loup occupe une place dans toutes les religions d'Europe même monothéistes, il est respecté, vénéré ou craint.

Avant le développement de l'agriculture et de l'élevage, de nombreux peuples d'Europe se disaient descendants des loups et vouaient ainsi un culte au dieu-loup ancêtre.

Dans l'Antiquité, voir un loup avant le début d'une bataille était aussi présage de victoire, le loup étant l'animal symbolique du chasseur et du guerrier.

Icône de détail Article détaillé : Le loup dans la culture européenne.

L'évolution des mentalités [modifier]

Dans l’imagination occidentale, le loup incarne l’animal féroce par excellence. « Craint dans toute l’Antiquité et du Moyen Âge, il revient au temps modernes périodiquement se réincarner dans une quelconque bête du Gévaudan ».

Chez les anciens Égyptiens, Anubis a une tête de canidé. De même Kronos, qui a le visage d'Anubis, se montre comme un monstre dévorant le temps humain. Chez les Étrusques, «le dieu de la Mort a des oreilles de loup[8]».

Ce n'est qu'à partir du moment où l'on a commencé à se rendre compte de sa forte décimation (à partir du XIXe) que l'image du loup s'est soudainement améliorée.

Les loups dans le folklore et la mythologie [modifier]

Rémus et Romulus élevés par la louve du Capitole. Les jumeaux furent rajoutés bien après la louve .

Les relations entre les loups et les hommes sont toujours houleuses. Le folklore montre le loup comme un prédateur sanguinaire, sauf dans quelques exceptions comme en Italie (où la louve est associée au mythe de Romulus et Rémus, où elle joue un rôle protecteur nourricier), chez les Esquimaux et chez les Amérindiens. Voici quelques thèmes folkloriques au sujet du loup :

À la limite de l'histoire et du folklore :

Dans la « légende dorée »

  • Le loup de Gubbio amadoué par Saint François

Dans la Bible, le loup est associé à la tribu de Benjamin.

Le loup dans la psychanalyse [modifier]

Sigmund Freud associait, dans l'inconscient, le loup au désir, aux pulsions primales, particulièrement sexuelles.

Le loup dans les œuvres culturelles [modifier]

Icône de détail Article connexe : Liste des loups de fiction.

Ci-dessous des œuvres culturelles dont le loup est un élément principal ou secondaire important.

Le loup dans la littérature [modifier]

Fables [modifier]
Gravure de Grandville illustrant la fable du Loup et du Chien

Poésie [modifier]

Romans [modifier]

Michelle Paver "Chroniques des temps Obscurs , Frère de loup 2004

Bande dessinée [modifier]

Le loup au cinéma [modifier]

Documentaires [modifier]
  • Lobo Walt Disney, réalisé dans les années 1960.
  • La revanche des loups, réalisé pour National Geographic.
  • L'épopée des loups du Yellowstone, réalisé pour National Geographic.
  • Imax: Loups (1999), documentaire canadien réalisé par David Douglas (durée : 40 min).
  • Il parle avec les loups (2001), documentaire canadien réalisé par Carlos Ferrand (durée : 52 min).

Dessins animés [modifier]

Le loup dans les jeux vidéo [modifier]

  • Ōkami, le joueur incarne la déesse Amaterasu matérialisée sur terre sous la forme d'un loup blanc.
  • The Legend of Zelda : Twilight Princess, Link (le héros de la série) se transforme en loup lorsqu'il rentre dans le monde du crépuscule, cette transformation lui permet d'acquérir de nouveau pouvoirs : son odorat et sa vue sont grandement améliorées.
  • Stronghold, comme dans le réel au Moyen Âge, le loup est un fléau qui chasse en meute et se rue dans les villages pour y attaquer les habitants.
  • Gabriel Knight 2 : The Beast Within, le héros enquête sur la présence d'un loup-garou dans les environs de Munich. Cette histoire mêle de véritables loups, des loups-garous et les histoires croisées de Louis II de Bavière et Richard Wagner.
  • Star Fox, le rival de la Starfox, la Starwolf a à sa tête un mercenaire du nom de Wolf O'Donnell. Il a l'effigie d'un loup, prend Fox comme rival et jure de le tuer par lui-même...mais cela ne l'empêche pas de le sauver à la fin de Starfox Armada sur GC. Sa dernière apparition a été dans Super Smash Bros Brawl sorti en 2008.
  • Neverwinter Nights, lorsque l'on crée un personnage de classe Druide, il est possible d'invoquer un animal pour combattre avec soi. Parmi ceux-ci, se trouvent des loups.
  • Warcraft, Le peuple des orcs utilisent des loups géants comme montures.
  • "Wolf Quest", Le joueur apprend à vivre dans la peau d'un loup, à chasser, à créer une meute et surtout à survivre. Même si le jeu est malheureusement en anglais, on apprend beaucoup sur la vie des loups et il peut même tourner à l'éducatif.
  • World Of Warcraft, Les chamans peuvent se transformer en loup pour augmenter leur vitesse et les orcs chevauchent des loups.

Le loup en peinture et en sculpture [modifier]

Le loup dans les œuvres musicales [modifier]

Le loup est beaucoup cité dans le milieu du black metal, le nombre de titre dans lesquels il y est fait allusion ou qui le cite clairement dépasse la centaine.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. http://www.loup.org/spip/+De-quelle-couleur-sont-ses-yeux+.html [archive] Pour plus de détails sur les yeux du loup
  2. GEO N° 178 p. 58
  3. Revue BMC ecology - Septembre 2008
  4. Jean-Marc Moriceau, « Mythe ou réalité ? Les loups mangeurs d’hommes », L’Histoire, n°299, juin 2005, p. 64 à 69, ISSN 0182-2411
  5. http://www.e-monsite.com/louploup/rubrique-1014153.html [archive] La vie des Loups - le loup en détail - la place du loup pour les différentes culture indo-européennes
  6. Ygora - la symbolique du loup en Europe http://www.oldwishes.net/ygora/nav/recits/contes/traditionnels/loups/symbolique.htm [archive]
  7. Thomas Stahler - Le mythe du Loup
  8. Voir : Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Bordas, 1969, p. 91-92.


Bibliographie [modifier]

Études générales [modifier]

  • Henri Oudin (1851) Du loup et de ses races ou variétés, L. Loups Mauduyt.
  • Eugène Rolland (1967) Faune populaire de France, réédition Maisonneuve et Larose.
  • Daniel Bernard (1981) L'Homme et le loup, Berger-Levrault.
  • G. Carbone (1981) La Peur du loup, Gallimard.
  • C. et G. Ragache (1981) Les Loups en France, Aubier.
  • L. Bour (1986) Loup y es-tu ?, Gallimard.
  • Huet P. (1995) Le Loup. Eveil Editeur, Saint Yrieix, 72 p.
  • Gérard Ménatory (1990) La Vie des loups, Stock.
  • Gérard Ménatory (1995) Les Loups, Payot-Lausanne.
  • Gérard Ménatory (2000) La vie des loups : du mythe à la réalité, Hachette.
  • Daniel Bernard (2000) Des loups et des hommes. De Borée.
  • (1991) La fin des loups en Bas-Berry. XIX°- XX° siècles. (Histoire et tradition populaire). Préface du professeur Maurice Agulhon, professeur à Paris I -Sorbonne et au Collège de France. 1° édition, Imp. Badel, Châteauroux, 1977. 2° édition, Imp. Badel, Châteauroux, 1979. 3e édition, La Simarre, Joué-lès-Tours.
  • Thomas Pfeiffer (2004) Le Brûleur de loups. Lyon.
  • Thomas Pfeiffer (2006) Le loup en Alsace de mémoire d'homme. Revue d'Alsace.
  • Vignon V. (2006) Le loup. Belin, Paris, 96 p.

Chasse [modifier]

  • Jean de Clamorgan, La chasse du loup, nécessaire à la maison rustique en laquelle est contenue la nature des Loups, & la manière de les prendre, tant par chiens, filets, pieges, qu'autres instruments: le tout enrichy de plusieurs figures & pourtraicts representez après le naturel, édition pour Jacques du Puis, Lyon, 1561
  • Louis Gruau, Nouvelle invention de chasse. Pour prendre et oster les loups de la France : comme les tables le demonstrent, avec trois discours aux Pastoureaux François, Pierre Chevalier, Paris, 1613
  • Louis Gruau, Nouvelle Invention de Chasse pour prendre et oster les Loups de la France, Librairie des Bibliophiles, Paris, 1888

Liens externes [modifier]

Voir « loup » sur le Wiktionnaire.

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