Le journal des Coudriers
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Questions sur Un secret de famille

Qu'est-ce qui vous a inspiré l'histoire d'Un secret de famille ?

M.-C R.-A. : J'ai eu plusieurs sources d'inspiration. Premièrement, à travers un jeu de loterie, j'ai imaginé ce que je ferais avec l'argent que j'aurais gagné. D'abord, on s'imagine faire des choses raisonnables, mais une fois qu'on a cet argent, on ne va pas forcément en faire bon usage. Deuxièmement, dans mon immeuble, il y avait une famille portugaise qui avait deux filles, pas de garçons, avec une mère douce et un père qui buvait un peu. Cette famille était belle, mais je ne les connaissais pas vraiment et je me suis inspirée de tous les sentiments qu'ils suscitaient quand on les voyait.

Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce roman ?

M.-C R.-A. : Pour écrire un livre, il faut une année. D'abord, on écrit le texte, puis on le laisse reposer, on le reprend, on le fait lire. Pour tout ça, il faut bien une année. Pendant cette année, toute la pensée est liée à ce projet-là.

Pourquoi avez-vous décidé que l'histoire se passerait au Lignon ?

M.-C R.-A. : L'argent qui transforme les gens est un miroir grossissant et déformant. Ce livre raconte l'histoire d'idées fausses qu'on se fait sur l'argent. Je veux mettre les protagonistes dans des décors qui leur ressemblent. Les cités sont des lieux où on raconte plein d'histoires, tout le monde a sa petite idée sur les cités. A moins d'y vivre ou de les étudier, on a des idées préconçues sur ces endroits.
C'est une histoire qui parle d'une idée préconçue (ce qu'on ferait si on avait de l'argent) et qui se passe dans un lieu sur lequel on a des idées préconçues. J'ai choisi Le Lignon car c'est la plus représentative des cités.

Comment êtes-vous aussi bien renseignée sur le quotidien des habitants du Lignon ?

M.-C R.-A. : C'est une cité que je connais d'un point de vue théorique, car j'ai fait mon travail de master en urbanisme sur les cités. Quand j'étais petite, j'avais des copains et des copines qui y habitaient. De plus, quand j'écrivais le livre, je suis allée souvent me promener et observer ses habitants.

Comment avez-vous imaginé le personnage de Maria Machado ?

M.-C R.-A. : Un personnage porte l'histoire. C'est l'histoire d'une famille qui est en crise à cause de l'arrivée de beaucoup d'argent et justement, Maria reflète cette crise. Etant âgée de treize ans, elle n'a plus le même regard qu'avant sur le monde et sur sa famille. Elle est aussi construite par les relations qu'elle a avec ses copines et sa famille, sa relation avec Hani et l'image qu'elle a d'elle.

Pourquoi avez-vous décidé que ce serait Joao qui aurait des problèmes mentaux et pas un autre personnage ?

M.-C R.-A. : Joao est l'emblème de l'amour que se portent les membres de cette famille : il est très clair et constant dans sa manière d'aimer. Quand il aime, il aime entièrement, quand il n'aime pas, il n'aime pas. J'ai remarqué que les personnes handicapées mentalement sont entières dans leur manière d'être. Le rôle de Joao est de préserver les liens existant au sein de la famille.

Est-ce que vous vous attendiez au succès d'Un secret de famille ?

M.-C R.-A. : Je suis contente de voir que mon histoire plaît et que les lecteurs s'identifient à un personnage ou à un lieu. Au bout d'un moment, l'histoire vit grâce au lecteur. C'est une très chouette surprise de voir que ça intéresse beaucoup de monde.

Quel sera le sujet de votre prochain livre ?

M.-C R.-A. : Mon prochain livre s'appelle " Nina au paradis ". Il raconte l'histoire d'une fille qui s'appelle Nina, qui habite Vieusseux et qui vient juste d'arriver à Genève. Elle est en colère contre le monde entier et contre ce qui l'entoure en particulier. Elle fait partie d'une bande avec laquelle elle danse, mais il faut savoir que c'est une peste et une terreur. Elle est au cycle des Coudriers et elle a un souffre-douleur favori, une fille qui est aussi au cycle. Elles sont ennemies mais, à la suite d'un événement particulier, elles vont devoir s'entendre et se rendre compte qu'elles ne sont pas si différentes que ça.

Comptez-vous insérer des illustrations dans celui-ci ?

M.-C R.-A. : Non, il n'y aura pas d'illustrations, tout comme dans " Un secret de famille ", car le texte sera publié dans la même collection, pour le même public, dans la même tranche d'âge.

Interview réalisée par Melissa et Akuchi

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