Dernière modification
dimanche, 3 juin 2001


georges.eckstein@edu.ge.ch

Thèmes d'observation

Cette page contient tous les textes que les élèves ont rédigés sur les sujets auxquels ils devaient être particulièrement attentifs durant le voyage.

Chaque élève avait un sujet, choisi ou imposé avant le départ de Genève, et devait se débrouiller pour obtenir un maximum de renseignement sur celui-ci.

Voici donc le résultat de leurs investigations.

Damien
Hygiène et santé
Gonçalo
Paysages,
végétation,
faune et flore
Kamel
Se déplacer
au Honduras
Laura
La culture et
les traditions
Lindsey
Nos visites
Luigi
Etre un garçon
au Honduras
Marcos
Aspect extérieur
et pollution
Shpetim
Les enfants
de la rue
Bardul
Le chantier
Jessica
Communiquer avec les gens

Etre un jeune homme au Honduras

Il y en a qui sont cool, d'autres méchants.

Il y en a qui travaille, d'autres pas, ceux qui ne travaillent pas s'amusent dehors.

Il y en a qui sont bien habillés, beaucoup portent des maillots de football, d'autres portent des habits déchirés et ont le visage maigre.

Les jeunes Honduriens viennent nous serrer la main spontanément "comme si on était leurs copains". Ils nous posent des questions et regardent les filles de notre classe. Leurs visages diffèrent du nôtre, car une grande majorité ont les oreilles décollées.

Ils n'ont pas l'habitude de voir des étrangers.

Je préfère être suisse qu'hondurien, parce qu'en Suisse on a plus de confort, nos maisons sont plus solides et le choix de nourriture est plus grand.

Les maisons honduriennes sont très souvent en mauvais état ou fabriquées avec des matériaux de fortune.

Luigi

Se déplacer au Honduras

Les routes sont toutes cassées, on l'a constaté à San Pedro de Sula à la première escale.

Enfin arrivé à notre destination Tegucigalpa, après 2 minutes nous avons pu constater que les routes étaient toutes cassées dans le pays. En ville, pour un car, il est presque impossible de se déplacer, tellement il y a de gens, et les ruelles sont tellement petites, que cela passe juste juste.

Dans le car tous les gens nous regardent, nous avions l’impression d’être célèbre ou, pour moi, d'être des animaux en cage. En ville, de 15 heures à 17 heures, il est impossible de passer tellement il y a des voitures, des motos, des vélos, des cars, des camions tout cela provoque des bouchons qui énervent les chauffeurs qui se mettent à klaxonner et crier.

Les stops, les panneaux de céder le passage, personne ne les respecte en fait c’est le premier qui s’engage qui passe ! Cela explique le nombre d’accident par jour par le fait que tout le monde s’en fout, mais je les comprends, s'il y en avait qui respectait ces signaux, ils attendraient toute la journée pour pouvoir passer.

Les chauffeurs roulent comme des dingues, ils doublent dans les virages sans se soucier, si une voiture vient en sens inverse! Ils ne respectent pas les limitations de vitesse. Les gens qui n’ont pas les moyens vont à pied au lieu de prendre le bus et de débourser des sous. Moi j’ai eu l’impression que les gens qui conduisent sont des tueurs, ils ne se soucient de rien et mettent en péril la vie des gens à tout moment de la journée.

Kamel

Paysages, végétation, faune et flore

Le Honduras est une région très montagneuse en hauteur, il y a plutôt des pins et en plaine des acacias, des palmiers, bananiers, cocotiers et des autres arbres fruitiers. L’herbe en hauteur et en plaine ne pousse que entre 1 cm et 3 cm. C’est très rare que l’herbe soit grande.

Les rivières sont vides et pleines de déchets. Il y a beaucoup d’animaux (bétail) vers les routes (vaches, chevaux).

Il y a beaucoup de feu de forêts en été. En hiver, les pluies sont fortes et les rivières débordent et les gens ont peur. Les insectes sont abondants. Il y a aussi des vautours qui sont très importants pour l’environnement, car lorsque des bêtes se font tuer par les voitures se sont eux qui les mangent. Si les vautours n’étaient pas là, les corps pourriraient au bord de la route.

Gonçalo

Nos visites

Nous sommes allés visiter une école où les enfants étaient très intrigués, ils nous faisaient des sourires et nous suivaient. Il y avait 2200 élèves, 1000 le matin et 800 l’après midi, 400 le soir.
Dans la bibliothèque il y avait 8 ordinateurs, les sanitaires n’étaient pas propre et sentaient mauvais. L’accueil était très chaleureux, ils ont applaudis dès notre arrivé dans leur classe et étaient calmes quand on parlait.
Nous sommes allés à la piscine où il n’y avait personne d’autre que nous et où la moitié de la classe s’est ennuyé.
Nous somme allés visiter un foyer pour les enfants de la rue et des rues (sans commentaire).
Nous sommes allés en ville où tout le monde nous regardait bizarrement.
Nous sommes aussi allés acheter des souvenirs.
Nous sommes allés visiter la Croix Rouge où ils nous ont surtout montré leurs équipements, mais aussi au centre de la Croix
Nous sommes allés donner du matériel scolaire dans une école, puis nous avons fait un match de football contre l’équipe de la Betania l’une des communautés qui a été touchée par l’ouragan « MITCH » et pour qui nous avons participé à la construction des maisons.

Lindsey

Les enfants de la rue

Les enfants de la rue sont certains des enfants qui ont été virés de chez leurs parents, ou qui ne veulent plus vivre avec leur parents. Dans la rue, ils se débrouillent seuls, ils essayent de vendre de petites choses, ou les plus malins volent dans les supermarchés pendant la journée. La nuit, les filles se prostituent et prétendent gagner beaucoup d’argent. Les garçons eux, se droguent souvent avec de la colle à bois. Mais pour résoudre le problème, il existe un centre de réinsertion où les jeunes peuvent venir se présenter volontairement et qui est ouvert 24h sur 24h. Ils les logent et les aident jusqu’à ce qu’ils deviennent majeurs. Certains se présentent tout jeunes, alors ils les prennent, mais il les renvoient dans un autre centre de réinsertion pour plus jeunes. Car ici, c’est à partir de 12 ans à 17 ans. Ce centre s’appelle CASA ALLIANZA et il peut contenir 80 jeunes. Sur les 60 jeunes accueillis pour l’instant, il y a 58 garçons et 2 filles.

Shpetim

Hygiène et santé

Dans notre mission, nous avons de l’eau potable, comparé aux habitants du Honduras qui n’ont pas d’eau potable .
Nous avons aussi de la nourriture et il y a des personnes qui n’ont même pas à manger .
Au Honduras, certaines maisons ne sont même pas finies et elle sont sales . Il y a des maisons où il n’y a même pas d’hygiène : comme il n’y a même pas de toilettes et même pas des bons lits pour dormir et donc, ils peuvent attraper facilement des maladies.
De plus, il n’y a pas de voirie, donc les déchets sont jetés dans des jardins ou dans les rues.
Au Honduras, il y a des personnes qui ne peuvent pas se payer des soins médicaux . Les hôpitaux sont mal équipés, ils ont très peu d’ambulances. L’organisme de transports des blessées est la Croix-Rouge. Elle dispose de 15 ambulances pour la capitale (environ 1 million d’habitants) et 1 véhicule de sauvetage pour tout le pays.

Damien

Aspect extérieur et pollution

  • Le bord des routes est souvent rempli de déchet et d’ordures. Les gens brûlent les ordures qui se trouvent au bordent de la route.
  • Les rivières contiennent également des déchets.
    On y trouve des chaussures, des ballons troués, des balais, des bouteilles vides, des sacs poubelles, etc.
  • La pollution est aussi due aux voitures, motos, camions, bus et cars, car il n’y a pas de norme de propreté et beaucoup d’embouteillages. C’est pour cela qu’il y a beaucoup de pollution au Honduras.

Différences entre la CH et le Honduras

  • La différence avec la Suisse, c’est qu’il y a plus de poubelles et un service de ramassage organisé. Donc il n’y pas d’ordures autour des rivières et des routes.
  • De plus la pollution des voitures est contrôlée tous les 2 ans, alors qu’au Honduras il n’y en a pas.
  • Le paysage est assez bien dans la campagne, mais il y a beaucoup de maisons et de logements détruits par l’ouragan et qui ne sont pas rénovés.
  • Le meilleur quartier est celui des riches. Il y a beaucoup d’hôtels, de magasins et de restaurants, ce qui est différent au reste de la ville.
Marcos

La culture et les traditions (arts, musique, fête)
L’ART
Les honduriens font leurs propres ustensiles. Nous avons eu l’occasion de voir la fabrication de boîtes, de colliers, de bagues, de sacs et plein d’autres choses en bois, terre cuite et en cuir. La plupart des honduriens sont très habiles et savent faire beaucoup de chose par eux-mêmes.

LA MUSIQUE
Le Honduras est un pays où la musique écoutée est de la musique latine : Samba, Salsa, Merengue et toutes sortes d’autres musiques des Andes. La musique est très rythmée et elle est la plupart du temps gaie et elle donne envie de danser. Les instruments utilisés sont les percutions et les guitares. Nous sommes allés, entre filles, à un concert d’un groupe qui jouait pour la cause d’enfants défavorisés du quartier pauvre de Tegucigalpa.

Laura

Le chantier

Notre premier jour au travail, on a dû aller chercher le matériel dans une grand usine détruite par l’ouragan qui leur sert de magasin. Après on a dû faire les fondations à la pioche et à la pelle.
Le lendemain on a dû continuer à faire les fondations.
Le troisième jour on a dû décharger des briques de trois kilos chacune d'un camion.
Le quatrième jour on a dû faire la répartition des briques pour chaque maison et on a dû passer du sable au tamis pour fabriquer le béton. Pour fabriquer du béton pour faire les murs, il faut mélanger du sable très fin avec de l’eau et du ciment.
Le cinquième jour, il avait beaucoup plu pendant le week-end, c’est ce qui nous a retardé au travail, car nous avons dû enlever la terre qui avait coulé sur les fondations, après on a encore dû déplacer les briques dans les maison, puis pour finir on a dû retourner à leur magasin. Il y avait du bois a transporter à l’abri de la pluie, car le bois se déforme quand il reste à la pluie.
Moi, je donne mon avis, le chantier c’est dur, mais je pourrais travailler.

Bardul

Communiquer avec les gens

La langue parlée au Honduras n'étant pas la notre (espagnol), notre principal moyen de communication était des sourires et des regards échangés.

Il n'y a pas grand chose d'autre à dire, mais il y a un exemple qui illustre bien cette situation.

Alors que nous marchions dans les rues de Tegucigalpa, un enfant assis sur le bord d'un trottoir nous repéra. Ses yeux s'écarquillèrent et il pris ses jambes à son cou tout en criant : "Gringos"! Il réapparut quelques secondes plus tard accompagné par ses camarades. Ils s'assirent et nous regardèrent passer avec un immense sourire sur les lèvres tout en nous saluant de la main …

Nous provoquions la curiosité partout où nous allions. Les gens nous regardaient sans aucune agressivité et même souvent avec sympathie.

Jessica