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Analyse quelques repères :
Saint-Simon et le mythe des voies de communication constituant les artères du pays
Le mythe des grands équipements
La société de l'information est un nouveau Saint-Simonisme
Plan d'ouverture de l'école à la société de l'information
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Le mythe des grands travaux
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Le mythe des grands travaux créateurs d'emplois et
de richesse reste très vivace en France. Il faut
remonter à Saint-Simon et à l 'école
des saint-simoniens pour trouver les fondements de cette
philosophie militante de la communication et des grandes
infrastructures de transport. La France, pays des
ingénieurs polytechniciens adeptes du
saint-simonisme, consacre encore à l'heure actuelle
90 milliards de francs par an pour les infrastructures de
transport. Or la France, après cinquante ans de paix
est l'un des pays les mieux équipés d
'Europe. |
[...]
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Les transports dans le schéma national d'aménagement du territoire
Les propositions des commissions thématiques pour le Schéma national d'aménagement et de développement du territoire (SNADT) précisent: «Sur la période 1989-1993, les investissements de transport ont représenté 321 milliards de francs. Ils se décomposent ainsi: - 140 milliards sur les routes nationales; A ce rythme d'environ 64 milliards de francs par an, il convient d'ajouter 30 à 35 milliards de francs correspondant aux investissements des collectivités territoriales. L'effort total de la nation a donc été de plus de 90 milliards de francs par an sur cette période» Le programme PREDIT 1996-2000 (Programme de recherche transports terrestres) exprime l'effort que consentent l'État et ses partenaires (entreprises du secteur automobile, ferroviaire et grands exploitants des transports terrestres) en faveur des nouveaux matériels, de la sécurité, de la mobilité. . . II est doté, pour 1996-2000. de 8,5 milliards (2,1 de l'État, 0,5 de l'Union européenne, 5,4 des entreprises) ce qui montre la puissance de ce secteur. 1. In «Schéma national d'aménagement et développement du territoire». Proposition des commissions thématiques. Paris: La documentation Française, 1996, page 112 |
[...]
Surgissent alors Saint-Simon (1760-1825) 5, et son école de saint-simoniens, ingénieurs de Polytechnique, bâtisseurs, explorateurs, véritables missionnaires qui, s'appuyant sur les nouvelles technologies du début du XIXe siècle-la vapeur, l'énergie, le chemin de fer, le télégraphe- veulent révolutionner le monde pour aboutir, grâce à la création de réseaux, à «l'association universelle» et à l'avènement d'une nouvelle société.
[...]
Saint-Simon considère que la communication et la
circulation généralisée des flux seraient
à l'origine, par la masse, la rapidité et la
diversité des échanges qu'elles engendrent, d'une
nouvelle société plus riche, plus juste car plus
complexe mais mieux organisée. Comme le corps humain,
modèle explicite, l'échange
généralisé constitue la base de l'organisation
et de l'intégration de tous les éléments qui
composent un système cohérent.
«La pratique religieuse
saint-simonienne consiste alors à tracer sur le corps de la
France, c'est-à-dire sur son territoire, les canaux
observés sur le corps humain pour assurer la circulation de
l'eau... et de l'argent» 6.
[...]
Comme l'explique Pierre Musso dans la théorie saint-simonienne (...) «Le réseau technique permet la communication, la communion et la démocratisation par la circulation égalitaire des hommes. La réduction géographique des distances physiques, voire l'interchangeabilité des lieux grâce aux voies de communications, vaut réduction des distances sociales, c'est-à-dire démocratie» 8.
[...]
Mieux encore, dans son cours d'économie politique au
Collège de France (1842) M. Chevalier déclare «Les
chemins de fer sont des agents démocratiques dans le sens
légitime et régulier du mot».
«En 1858, un autre leader saint-simonien, lui aussi
polytechnicien, le "père" Barthélémy-Prosper
Enfantin (1796-1864) exalte l'action de ses condisciples en ces
termes: "Nous avons enlacé le globe de nos réseaux de
chemin de fer, d'or, d'argent, d'électricité !
Répandez, propagez, par ces nouvelles voies dont vous
êtes en partie les créateurs et les maîtres,
l'esprit de Dieu, l'éducation du genre humain» 11
La messe est dite et le mythe s'ancre dans la
réalité.
Des générations de polytechniciens,
d'ingénieurs, de bâtisseurs et d'entrepreneurs des
travaux publics adhéreront à cette religion de
conquête et de pionniers: produire des réseaux pour
communiquer, pour enrichir et démocratiser la
société.
[...]
Tous les élus revendiquent des infrastructures. Etre
branché, être sur un réseau, avoir un espace
maillé, un espace équilibré, constitue la
meilleure réponse à la hantise d être
«loin», et d'être exclu de la communauté. Le
rêve de tout élu communal, départemental ou
régional c'est de pouvoir se définir comme centre,
noeud ou carrefour. Cette terminologie, coutumière chez les
élus, renvoie à l'imaginaire du positionnement, des
réseaux et du maillage, du refus de l'éloignement et de
l'enclavement.
Ainsi, le mythe des grands
équipements d'infrastructures est encore, et toujours,
très vivace, car il associe les dimensions du réel
(utilité, économie, emploi), du symbolique
(repère, sens...) et de la perception (exclusion, enclavement,
branchement, noeud...). Le mythe est bien ancré. Il
coûte plus de 90 milliards par an à la France. Gare
à qui voudrait s'y opposer ou le détruire ! Conscient
de cette vigueur mythologique, rien n'interdit d'explorer les
réalités sous-jacentes. Elles diffèrent, nous
allons le voir, de la croyance.
[...]
Au terme de cette brève analyse:
- si la France apparaît comme bien équipée,
- si le BTP crée de moins en moins d'emplois,
- si le BTP crée de moins en moins de valeur ajoutée,
- sile BTP ne participe plus automatiquement au développement du territoire
alors, l'État, les hommes politiques clairvoyants et les
chefs d'entreprise de ce secteur doivent se poser des questions sur
le maintien d'un haut niveau d'investissement dans ce secteur qui s
appuie en outre quasi exclusivement sur des financements publics sauf
pour les autoroutes à péage.
Avec la décentralisation et la nécessaire
réduction des déficits publics, le divorce entre le
mythe des grands travaux «d'utilité publique» et la
réalité s' accroît.
[...]
Il y a urgence ! Avec l'immatérialisation croissante des
économies, les infrastructures nécessaires se
diversifient ! La nécessité du travail en réseau
oblige à numériser tous les patrimoines culturels,
scientifiques, de savoir et de compétences. Cette logique
réticulaire conduit à de nouveaux investissements dans
les contenus, les réseaux et les terminaux, notamment
d'infrastructures à haut débit, des terminaux
multimédias communiquant des
«cédéroms» éducatifs et des logiciels
d'interface.
Peut-être un retour sélectif à Saint-Simon
s'impose-t-il ? En effet, avec le développement de
l'économie de manufacture, les saint-simoniens avaient
épousé leur temps, en privilégiant les
réseaux techniques physiques.
[...]
En septembre 1994, Gérard Théry remettait au Premier
ministre français son rapport sur «les autoroutes de
l'information». Comme l'analyse Pierre Musso 20
«D 'emblée, ce rapport est marqué par la
philosophie des réseaux des ingénieurs
héritée du saint-simonisme et résumée par
cette phrase introductive: "La révolution de l'an 2000 sera
celle de l'information. Comparable en ampleur technique à
celle des chemins de fer ou de l'électrification, elle sera
plus profonde dans ses effets% car les réseaux de
télécommunications constituent désormais le
système nerveux de nos sociétés". La
révolution sociale viendra de la mutation technique des
réseaux, comme chez Michel Chevalier dont le mythe est
d'autant plus aisément exhumé qu'il s'agit des
réseaux "intelligents" ou "spirituels". Les "autoroutes de
l'information" sont la base matérielle et le levier d 'une
nouvelle société. Telle est la conclusion du rapport:
"Ainsi pourra se développer la prise de conscience de
l'apparition d'une nouvelle société". II s'agit bien
sûr, de la "société de l'information". La
révolution de société est l'effet direct de la
mutation technique. La transformation sera globale, elle affectera
toute la chaîne de l'information, mais aussi tous les domaines
d'activité, en stimulant les progrès de la
connaissance. L'enjeu majeur des réseaux est le
développement et la maîtrise de l 'intelligence»
21.
II y a une continuité parfaite entre le texte de Michel
Chevalier de 1832 et les écrits des années 1990 sur la
régulation des réseaux de communication tels que les
conçoit la DATAR.
Trois ouvrages récents
redonnent à la philosophie de Saint-Simon sa dimension de
mythe mobilisateur 22.
Télé-travail, télé-enseignement,
télé-médecine, télé-services...
«Depuis la généralisation du
téléphone, de la radiodiffusion, de la
télévision, l'évolution
s'accélère. Avec les fibres optiques, les satellites,
le traitement et le stockage de données numériques
massives transportées par des réseaux à grands
débits, l 'évolution devient une révolution qui
nous fait entrer dans la société de l 'information, qui
suscite interrogation, craintes et espoirs car de grands changements,
des bouleversements se préparent. Allons-nous agir pour les
orienter ?» 23
Dans la mesure où c'est l'entreprise qui est le vecteur
puissant d'accélération, on peut être
assuré que la révolution sera conduite à son
terme, et que toutes les niches de profit seront explorées.
Ceci étant, les États et les collectivités
locales sont très directement concernés par les
nouvelles facilités de communication, d'information, de
distribution de savoir et de services, car la séparation
privé-public s'effrite et les fonctions régaliennes
(sécurité, information des citoyens, aménagement
du territoire, système de santé, diffusion de la
culture, mode de paiement,...) sont directement menacées.
L'entrée dans la société de l'information aura
des conséquences sur la rapidité de la mondialisation
tant sur le plan économique, que social et culturel; elle aura
aussi des conséquences sur la répartition des hommes et
des activités.
Sans nul doute la diffusion de réseaux à grand
débit permettra de diminuer l' importance de
l'éloignement des centres de décisions ou des centres
culturels. De profondes restructurations sont à attendre dans
les relations villes-campagnes et entre centres-villes et
périphéries. Le temps quotidien mais aussi
hebdomadaire, mensuel voire annuel, ne sera plus le même... Des
télé-activités seront pratiquées
vingt-quatre heures sur vingt-quatre en utilisant les
décalages horaires; des territoires travailleront en continu
jour et nuit, pour participer à «l'Association
universelle» (Michel Chevalier). Les bureaux pourraient
être abandonnés dans leur forme actuelle. Les services
de back-office pourraient être rapidement informatisés
et nomadisés.
«Les régions urbaines-mondialisées»
pourraient ne devenir qu'un lieu de travail et un immense
supermarché à ciel ouvert où les services
seraient mondialement et continuellement connectés. Les
objectifs de l'aménagement pourraient s'en trouver
facilités à condition de prendre les mesures
adéquates.
Pourquoi ne pas imaginer que certains espaces, comme le Massif
central, jusqu'ici délaissés par l'économie de
manufacture retrouvent une nouvelle vitalité. Pourquoi ne pas
faire de l'espace central un espace de généralisation
des expérimentations, en vue d accélérer 1
entrée de ses populations dans la société de la
communication ? Tous les experts en conviennent: le problème
essentiel de l'entrée dans la société de
l'information se pose plus en terme culturel que technologique. La
France a des opérateurs EDF, France-Télécom,
Matra, CGE avec Havas et Canal +, Bouygues avec TF1... La France a
une industrie de télécommunication performante.
Grâce au minitel, les populations se sont familiarisées
avec la culture du clavier et de l'écran.
«L'importance de l'existence et de la diffusion d'une culture
scientifique et technique, tout particulièrement dans le
domaine télématique est essentielle» 25.
Si le problème de l'entrée dans la
société de l'information est davantage culturel que
technique, quel pourrait être le coût d'un vaste
programme permettant à la majorité de nos jeunes
concitoyens d'entrer dans la société de l'information
et de minimiser le nombre d'exclus ? Un chiffrage a été
élaboré, à ma demande 26, par Pierre Musso et
par Alain Veyret à l' IDATE. Ils m'autorisent à publier
les résultats (voir encadré).
Faut-il poursuivre à un rythme soutenu de plus de 90 milliards par an, les investissements dans les seules infrastructures de transport, ou faut-il accélérer les infrastructures de la communication à haut débit dont le coût serait de 10 milliards par an aujourd'hui, mais sans doute dégressif par la suite.
Le temps est venu, en France, pour une expression politique volontariste, ambitieuse canalisant notre tradition saint-simonienne vers des technologies et réseaux du XXIe siècle. I1 y a place et même urgence pour des politiques de grands projets dans le domaine de la communication immatérielle fussent-elles à moyen terme, au détriment des infrastructures de transport terrestre.
1. Cet article a été rédigé et mis en
fabrication avant que Jean-Louis Guigou ne soit nommé
délégué de la Délégation à
l'aménagement du territoire et à l'action
régionale (DATAR). Les réflexions prospectives qu'il
expose n'engagent en rien la DATAR.
2. Je tiens à remercier Aliette Delamarre. Anita Rozenholc et
Michel Mercadier qui, tous trois, à la DATAR, m'ont beaucoup
aidé. Mes remerciements aussi à Pierre Musso et Ariane
Azéma
3. Voir HEDDEBAUT Odile, JOIGNAUX Guy. «Le réseau
européen de transports à l'horizon 2010. "Maillons
manquants" et intégration territoriale». Futuribles,
n° 195, février 1995, pp. 31-51.
4. Sur le mythe des réseaux de communication créateurs
d'emplois, mais surtout créateurs d'une nouvelle
société, voir MUSSO Pierre.
Télécommunications et philosophie des réseaux.
La postérité paradoxale de Saint-Simon. Paris: PUF,
février 1997 (collection La politique éclatée).
De Saint-Simon à... Internet, tel est le trajet de ce livre
absolument remarquable, essentiel, intelligent et très
documenté. Pierre Musso est philosophe de formation ce qui
explique, en partie, la richesse d'une pensée qui navigue
entre l'économie, la technologie, I'histoire et la
philosophie.
5. Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825) est le
philosophe et l'économiste français fondateur d'une des
doctrines industrialistes du XIX' siècle. II est le neveu de
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon (1675-1755), le
mémorialiste. Ses multiples expériences expliquent,
pour partie, la richesse de sa pensée: après avoir
découvert la jeune Amérique comme officier (1779-1783),
il acquiert une formation dsingénieur à l'École
royale du génie militaire de Mézières, qu'il met
en pratique dans des projets de canaux en Hollande et en Espagne
(1785-1788). Avec la Révolution, abandonnant ses titres de
noblesse, il se fait entrepreneur en Picardie et à Paris
(1789-1797). La curiosité intellectuelle le pousse
néanmoins à fréquenter l'Ecole polytechnique et
l'École de médecine de Paris (1798-1802). Convaincu de
la nécessité de se consacrer à la
«physico-politique». il entreprend à partir de 1802,
et jusqu'à sa mort en 1825, une carrière d'intellectuel
avant la lettre, au moyen de nombreuses publications et projets
à visées réformatrices.
6. MUSSO Pierre. Op. cit., page 160.
7. CHEVALIER Michel. «Le système de la
Méditerranée». 11l Le Globe, 12 février
1837, cité par MUSSO Pierre. Op. cit., pages 190-191.
8. MUSSO Pierre. Op. cit., page 191.
9. SAINT-SIMON. oevres complètes, t. IV, p. 178. Paris:
Éd. Anthropos, 1966, cité par MUSSO Pierre, op. cit.,
page 23.
10. CHEVALIER Michel. Op. Cil. Cité par MUSSO Pierre. Op.
cit., page 5.
11. Cité par MUSSO Pierre. Op. cit., page 6.
12. SAINT-SIMON. Le nouveau christianisme. oe;uvres complètes.
Paris: Anthropos, 1966, t. III, page 152.
13. Ministère de l'Équipement. «L'enquête
annuelle d'entreprise de 1993». Le champ d'investigation
concerne les entreprises de plus de 50 salariés. Le
coefficient de capital est le rapport du stock de capital par
salarié. Dans le bâtiment le coefficient = 75 000
francs/salarié. Dans les travaux publics, le coefficient = 183
000 francs/salarié.
14. TRILLAT Dominique. «L emploi dans le BTP. Principales
caractéristiques et évolutions»
«L'Équipement, modes d'emplois». /ZZ Technique
Territoires et Sociétés. Ministère de
l'Équipement du Logement et des Transponi. septembre 1996.
15. Commission des Communautés européennes.
«L'impact probable sur la situation macroéconomique et
sur l'emploi des investissements dans les réseaux
transeuropéens de transport. >> Document de travail des
services de la Commission, 7 janvier 1997.
16. BERTHIER Jean-Pierre. «Une analyse sur 20 ans de
I'activité du bâtiment. Travaux publics».
Économie et statistiques, n° 253, avril 1992.
17. VELTZ Pierre. Des territoires pour apprendre et innover. La Tour
d'Aigues: Éd. de l'Aube, mai 1994.
18. Au moment de la rédaction de cet article (mars 1997),
l'avant-projet de Schéma national d' aménagement du
territoire (SNADT ) retenait trois principes pour sélectionner
les futurs proJets d'infrastructures de transport:
-contribuer à façonner une vision à lonc terme
et cohérente du développement durable de la France et
de l'Europe et ne pas chercher à satisfaire des demandes
à court terme ou de rentabilité financière
immédiate;
- privilégier l'intermodalité des systèmes de
transport;
-améliorer la productivité globale du réseau
existant par une meilleure gestion des flux
-ou trafics
-en jouant sur la différenciation des prix.
19. La DATAR a engagé avec l'IDATE de nombreux travaux dans ce
domaine depuis 1990. 20. Rapport de Gérard Théry sur
«Les autoroutes de l'information». Rapport au Premier
ministre. Paris: La documentation Française. Paris: 1994, page
I 1.
21. MUSSO Pierre. Op. cit., pages 366-367.
22. THÉRY Gérard. Les autoroutes de l'in rormation. Op.
cit. MUSSO Pierre. Télécommunication et philosophie des
Réseaux, la postérité paradoxale de Saint-Simon.
Op. cit. LAFFITTE Pierre. «Rapport sur la France et la
société de I information. Un cri d'alarme et une
croisade nécessaire». Assemblée Nationale n°
3335. Sénat n° 213. Office parlementaire
d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Paris,
février 1997.
23. LAFFITTE Pierre. Op. cit., page 5.
24. LAFFITTE Pierre. Op. cit., page 10.
25. LAFFITTE Pierre. Op. cit., page 15.
26. Jean-Louis Guigou était alors directeur à la DATAR,
responsable du programme Prospective et territoires. NDLR.