L'article complet peut être consulté au CPTIC...

Analyse quelques repères :

Saint-Simon et le mythe des voies de communication constituant les artères du pays

Le mythe des grands équipements

Le BTP ne joue plus ce rôle

La société de l'information est un nouveau Saint-Simonisme

Plan d'ouverture de l'école à la société de l'information

 


Article tiré de Futuribles novembre 97 : quelque extraits.

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Le mythe des grands travaux

Le mythe des grands travaux 1

Des infrastructures de transport à la société de l'information

Jean-Louis Guigou 2

Le mythe des grands travaux créateurs d'emplois et de richesse reste très vivace en France. Il faut remonter à Saint-Simon et à l 'école des saint-simoniens pour trouver les fondements de cette philosophie militante de la communication et des grandes infrastructures de transport. La France, pays des ingénieurs polytechniciens adeptes du saint-simonisme, consacre encore à l'heure actuelle 90 milliards de francs par an pour les infrastructures de transport. Or la France, après cinquante ans de paix est l'un des pays les mieux équipés d 'Europe.

Ne faudrait-il pas plutôt investir et rattraper le retard que nous prenons pour nous adapter à la société de l'information ? Un plan ambitieux pour faire entrer l'école et les PME/PMI dans la société de l'information ne coûterait que 10 milliards qui pourraient être partagés entre l'État et les collectivités locales.

Si les Saint-Simon, les Talabot, les Ferdinand de Lesseps, les Freyssinet vivaient en 1997, ils militeraient pour la société de l'information et de la communication virtuelle. Donc, avec la même disponibilité culturelle et intellectuelle, nous pourrions accueillir ce qu'il y a de nouveau, maintenant, pour préparer l'avenir. Il n'y a pas de raison d 'en rester à la liste d'équipements du XIXe siècle, routes, chemins de fer, viaducs, barrages... Pour entrer dans le XXle siècle, il faut sortir du XIXe ! Il faut utiliser les outils de son temps ! Nous pouvons prendre appui sur notre passé et sur Saint-Simon pour changer la hiérarchie des valeurs et privilégier les réseaux de télécommunication sur ceux du BTP. Une grande épopée collective enracinée dans une histoire séculaire est plus mobilisatrice que tous les discours sur les ruptures.
H.J.


Chaque semaine, la presse égrène la liste des grands travaux autoroutes, lignes de TGV, aérodromes... et les centaines de millions investis, pour aménager, contourner, désenclaver. relier...

[...]


Les transports dans le schéma national d'aménagement du territoire

 

Les propositions des commissions thématiques pour le Schéma national d'aménagement et de développement du territoire (SNADT) précisent: «Sur la période 1989-1993, les investissements de transport ont représenté 321 milliards de francs. Ils se décomposent ainsi:

- 140 milliards sur les routes nationales;
- 100 milliards sur les chemins de fer;
- 51 milliards sur les transports collectifs urbains;
- 20 milliards sur l'aérien;
- 8 milliards sur les ports;
- 2 milliards sur les voies navigables.

A ce rythme d'environ 64 milliards de francs par an, il convient d'ajouter 30 à 35 milliards de francs correspondant aux investissements des collectivités territoriales.

L'effort total de la nation a donc été de plus de 90 milliards de francs par an sur cette période»

Le programme PREDIT 1996-2000 (Programme de recherche transports terrestres) exprime l'effort que consentent l'État et ses partenaires (entreprises du secteur automobile, ferroviaire et grands exploitants des transports terrestres) en faveur des nouveaux matériels, de la sécurité, de la mobilité. . . II est doté, pour 1996-2000. de 8,5 milliards (2,1 de l'État, 0,5 de l'Union européenne, 5,4 des entreprises) ce qui montre la puissance de ce secteur.

1. In «Schéma national d'aménagement et développement du territoire». Proposition des commissions thématiques. Paris: La documentation Française, 1996, page 112


S'opposer à un mythe qui se décline si bien ne servirait à rien. Il faut analyser ce qui le légitime, en dégager les limites, c'est-à-dire le degré de déconnexion avec la réalité et, enfin réorienter les croyances ainsi véhiculées vers des projets porteurs d'avenir.

Saint-Simon: le mythe des réseaux de communication

[...]

Surgissent alors Saint-Simon (1760-1825) 5, et son école de saint-simoniens, ingénieurs de Polytechnique, bâtisseurs, explorateurs, véritables missionnaires qui, s'appuyant sur les nouvelles technologies du début du XIXe siècle-la vapeur, l'énergie, le chemin de fer, le télégraphe- veulent révolutionner le monde pour aboutir, grâce à la création de réseaux, à «l'association universelle» et à l'avènement d'une nouvelle société.

[...]

La théorie saint-simonienne

Saint-Simon considère que la communication et la circulation généralisée des flux seraient à l'origine, par la masse, la rapidité et la diversité des échanges qu'elles engendrent, d'une nouvelle société plus riche, plus juste car plus complexe mais mieux organisée. Comme le corps humain, modèle explicite, l'échange généralisé constitue la base de l'organisation et de l'intégration de tous les éléments qui composent un système cohérent.

«La pratique religieuse saint-simonienne consiste alors à tracer sur le corps de la France, c'est-à-dire sur son territoire, les canaux observés sur le corps humain pour assurer la circulation de l'eau... et de l'argent» 6.
[...]

Comme l'explique Pierre Musso dans la théorie saint-simonienne (...) «Le réseau technique permet la communication, la communion et la démocratisation par la circulation égalitaire des hommes. La réduction géographique des distances physiques, voire l'interchangeabilité des lieux grâce aux voies de communications, vaut réduction des distances sociales, c'est-à-dire démocratie» 8.

[...]

Mieux encore, dans son cours d'économie politique au Collège de France (1842) M. Chevalier déclare «Les chemins de fer sont des agents démocratiques dans le sens légitime et régulier du mot».

«En 1858, un autre leader saint-simonien, lui aussi polytechnicien, le "père" Barthélémy-Prosper Enfantin (1796-1864) exalte l'action de ses condisciples en ces termes: "Nous avons enlacé le globe de nos réseaux de chemin de fer, d'or, d'argent, d'électricité ! Répandez, propagez, par ces nouvelles voies dont vous êtes en partie les créateurs et les maîtres, l'esprit de Dieu, l'éducation du genre humain» 11

La messe est dite et le mythe s'ancre dans la réalité.
Des générations de polytechniciens, d'ingénieurs, de bâtisseurs et d'entrepreneurs des travaux publics adhéreront à cette religion de conquête et de pionniers: produire des réseaux pour communiquer, pour enrichir et démocratiser la société.

[...]

Tous les élus revendiquent des infrastructures. Etre branché, être sur un réseau, avoir un espace maillé, un espace équilibré, constitue la meilleure réponse à la hantise d être «loin», et d'être exclu de la communauté. Le rêve de tout élu communal, départemental ou régional c'est de pouvoir se définir comme centre, noeud ou carrefour. Cette terminologie, coutumière chez les élus, renvoie à l'imaginaire du positionnement, des réseaux et du maillage, du refus de l'éloignement et de l'enclavement.

Ainsi, le mythe des grands équipements d'infrastructures est encore, et toujours, très vivace, car il associe les dimensions du réel (utilité, économie, emploi), du symbolique (repère, sens...) et de la perception (exclusion, enclavement, branchement, noeud...). Le mythe est bien ancré. Il coûte plus de 90 milliards par an à la France. Gare à qui voudrait s'y opposer ou le détruire ! Conscient de cette vigueur mythologique, rien n'interdit d'explorer les réalités sous-jacentes. Elles diffèrent, nous allons le voir, de la croyance.

Derrière le mythe, une tout autre réalité

[...]

Au terme de cette brève analyse:

alors, l'État, les hommes politiques clairvoyants et les chefs d'entreprise de ce secteur doivent se poser des questions sur le maintien d'un haut niveau d'investissement dans ce secteur qui s appuie en outre quasi exclusivement sur des financements publics sauf pour les autoroutes à péage.

Avec la décentralisation et la nécessaire réduction des déficits publics, le divorce entre le mythe des grands travaux «d'utilité publique» et la réalité s' accroît.

[...]

Pour accéder à la société de l'information

Il y a urgence ! Avec l'immatérialisation croissante des économies, les infrastructures nécessaires se diversifient ! La nécessité du travail en réseau oblige à numériser tous les patrimoines culturels, scientifiques, de savoir et de compétences. Cette logique réticulaire conduit à de nouveaux investissements dans les contenus, les réseaux et les terminaux, notamment d'infrastructures à haut débit, des terminaux multimédias communiquant des «cédéroms» éducatifs et des logiciels d'interface.

Peut-être un retour sélectif à Saint-Simon s'impose-t-il ? En effet, avec le développement de l'économie de manufacture, les saint-simoniens avaient épousé leur temps, en privilégiant les réseaux techniques physiques.

[...]

En septembre 1994, Gérard Théry remettait au Premier ministre français son rapport sur «les autoroutes de l'information». Comme l'analyse Pierre Musso 20
«D 'emblée, ce rapport est marqué par la philosophie des réseaux des ingénieurs héritée du saint-simonisme et résumée par cette phrase introductive: "La révolution de l'an 2000 sera celle de l'information. Comparable en ampleur technique à celle des chemins de fer ou de l'électrification, elle sera plus profonde dans ses effets% car les réseaux de télécommunications constituent désormais le système nerveux de nos sociétés". La révolution sociale viendra de la mutation technique des réseaux, comme chez Michel Chevalier dont le mythe est d'autant plus aisément exhumé qu'il s'agit des réseaux "intelligents" ou "spirituels". Les "autoroutes de l'information" sont la base matérielle et le levier d 'une nouvelle société. Telle est la conclusion du rapport: "Ainsi pourra se développer la prise de conscience de l'apparition d'une nouvelle société". II s'agit bien sûr, de la "société de l'information". La révolution de société est l'effet direct de la mutation technique. La transformation sera globale, elle affectera toute la chaîne de l'information, mais aussi tous les domaines d'activité, en stimulant les progrès de la connaissance. L'enjeu majeur des réseaux est le développement et la maîtrise de l 'intelligence» 21.

II y a une continuité parfaite entre le texte de Michel Chevalier de 1832 et les écrits des années 1990 sur la régulation des réseaux de communication tels que les conçoit la DATAR.
Trois ouvrages récents redonnent à la philosophie de Saint-Simon sa dimension de mythe mobilisateur 22.
Télé-travail, télé-enseignement, télé-médecine, télé-services... «Depuis la généralisation du téléphone, de la radiodiffusion, de la télévision, l'évolution s'accélère. Avec les fibres optiques, les satellites, le traitement et le stockage de données numériques massives transportées par des réseaux à grands débits, l 'évolution devient une révolution qui nous fait entrer dans la société de l 'information, qui suscite interrogation, craintes et espoirs car de grands changements, des bouleversements se préparent. Allons-nous agir pour les orienter ?» 23

Dans la mesure où c'est l'entreprise qui est le vecteur puissant d'accélération, on peut être assuré que la révolution sera conduite à son terme, et que toutes les niches de profit seront explorées. Ceci étant, les États et les collectivités locales sont très directement concernés par les nouvelles facilités de communication, d'information, de distribution de savoir et de services, car la séparation privé-public s'effrite et les fonctions régaliennes (sécurité, information des citoyens, aménagement du territoire, système de santé, diffusion de la culture, mode de paiement,...) sont directement menacées.

L'entrée dans la société de l'information aura des conséquences sur la rapidité de la mondialisation tant sur le plan économique, que social et culturel; elle aura aussi des conséquences sur la répartition des hommes et des activités.

Sans nul doute la diffusion de réseaux à grand débit permettra de diminuer l' importance de l'éloignement des centres de décisions ou des centres culturels. De profondes restructurations sont à attendre dans les relations villes-campagnes et entre centres-villes et périphéries. Le temps quotidien mais aussi hebdomadaire, mensuel voire annuel, ne sera plus le même... Des télé-activités seront pratiquées vingt-quatre heures sur vingt-quatre en utilisant les décalages horaires; des territoires travailleront en continu jour et nuit, pour participer à «l'Association universelle» (Michel Chevalier). Les bureaux pourraient être abandonnés dans leur forme actuelle. Les services de back-office pourraient être rapidement informatisés et nomadisés.

«Les régions urbaines-mondialisées» pourraient ne devenir qu'un lieu de travail et un immense supermarché à ciel ouvert où les services seraient mondialement et continuellement connectés. Les objectifs de l'aménagement pourraient s'en trouver facilités à condition de prendre les mesures adéquates.

Pourquoi ne pas imaginer que certains espaces, comme le Massif central, jusqu'ici délaissés par l'économie de manufacture retrouvent une nouvelle vitalité. Pourquoi ne pas faire de l'espace central un espace de généralisation des expérimentations, en vue d accélérer 1 entrée de ses populations dans la société de la communication ? Tous les experts en conviennent: le problème essentiel de l'entrée dans la société de l'information se pose plus en terme culturel que technologique. La France a des opérateurs EDF, France-Télécom, Matra, CGE avec Havas et Canal +, Bouygues avec TF1... La France a une industrie de télécommunication performante. Grâce au minitel, les populations se sont familiarisées avec la culture du clavier et de l'écran.

«L'importance de l'existence et de la diffusion d'une culture scientifique et technique, tout particulièrement dans le domaine télématique est essentielle» 25.

Si le problème de l'entrée dans la société de l'information est davantage culturel que technique, quel pourrait être le coût d'un vaste programme permettant à la majorité de nos jeunes concitoyens d'entrer dans la société de l'information et de minimiser le nombre d'exclus ? Un chiffrage a été élaboré, à ma demande 26, par Pierre Musso et par Alain Veyret à l' IDATE. Ils m'autorisent à publier les résultats (voir encadré).

Plan d'ouverture de l'école à la société de l'information
(collèges et Lycées)

1. Mise en réseau des écoles, collèges, lycées Cette opération inclut les terminaux affectés à deux élèves, les coûts de communications, la forrnation des maîtres, la création de logiciels. Chaque classe utilise l'équipement une heure par jour.

6 milliards/an

2. Plan de formation des enseignants
Création d'outils pédagogiques multimédias

1 milliard/an

3. Équipement des salles multimédias dans les bibliothèques municipales et les maisons de la culture

1 milliard/an

4. Actions vers les TPE et les PME/PMl

1 milliard/an

5. Numérisation des patrimoines des droits d'auteur

1 milliard/an

 

Coût total annuel

10 milliads de francs français

Ainsi donc un chantier ambitieux pour faire rentrer les jeunes et les PME/PMI dans la société de l'information coûterait 10 rnilliards de francs français par an.


Le bon sens et la solidarité. entre les générations, imposent de faire de nouveaux arbitrages dans le domaine de la communication.

 

Faut-il poursuivre à un rythme soutenu de plus de 90 milliards par an, les investissements dans les seules infrastructures de transport, ou faut-il accélérer les infrastructures de la communication à haut débit dont le coût serait de 10 milliards par an aujourd'hui, mais sans doute dégressif par la suite.

Le temps est venu, en France, pour une expression politique volontariste, ambitieuse canalisant notre tradition saint-simonienne vers des technologies et réseaux du XXIe siècle. I1 y a place et même urgence pour des politiques de grands projets dans le domaine de la communication immatérielle fussent-elles à moyen terme, au détriment des infrastructures de transport terrestre.


1. Cet article a été rédigé et mis en fabrication avant que Jean-Louis Guigou ne soit nommé délégué de la Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale (DATAR). Les réflexions prospectives qu'il expose n'engagent en rien la DATAR.

2. Je tiens à remercier Aliette Delamarre. Anita Rozenholc et Michel Mercadier qui, tous trois, à la DATAR, m'ont beaucoup aidé. Mes remerciements aussi à Pierre Musso et Ariane Azéma
3. Voir HEDDEBAUT Odile, JOIGNAUX Guy. «Le réseau européen de transports à l'horizon 2010. "Maillons manquants" et intégration territoriale». Futuribles, n° 195, février 1995, pp. 31-51.

4. Sur le mythe des réseaux de communication créateurs d'emplois, mais surtout créateurs d'une nouvelle société, voir MUSSO Pierre. Télécommunications et philosophie des réseaux. La postérité paradoxale de Saint-Simon. Paris: PUF, février 1997 (collection La politique éclatée). De Saint-Simon à... Internet, tel est le trajet de ce livre absolument remarquable, essentiel, intelligent et très documenté. Pierre Musso est philosophe de formation ce qui explique, en partie, la richesse d'une pensée qui navigue entre l'économie, la technologie, I'histoire et la philosophie.

5. Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825) est le philosophe et l'économiste français fondateur d'une des doctrines industrialistes du XIX' siècle. II est le neveu de Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon (1675-1755), le mémorialiste. Ses multiples expériences expliquent, pour partie, la richesse de sa pensée: après avoir découvert la jeune Amérique comme officier (1779-1783), il acquiert une formation dsingénieur à l'École royale du génie militaire de Mézières, qu'il met en pratique dans des projets de canaux en Hollande et en Espagne (1785-1788). Avec la Révolution, abandonnant ses titres de noblesse, il se fait entrepreneur en Picardie et à Paris (1789-1797). La curiosité intellectuelle le pousse néanmoins à fréquenter l'Ecole polytechnique et l'École de médecine de Paris (1798-1802). Convaincu de la nécessité de se consacrer à la «physico-politique». il entreprend à partir de 1802, et jusqu'à sa mort en 1825, une carrière d'intellectuel avant la lettre, au moyen de nombreuses publications et projets à visées réformatrices.

6. MUSSO Pierre. Op. cit., page 160.

7. CHEVALIER Michel. «Le système de la Méditerranée». 11l Le Globe, 12 février 1837, cité par MUSSO Pierre. Op. cit., pages 190-191.

8. MUSSO Pierre. Op. cit., page 191.

9. SAINT-SIMON. oevres complètes, t. IV, p. 178. Paris: Éd. Anthropos, 1966, cité par MUSSO Pierre, op. cit., page 23.

10. CHEVALIER Michel. Op. Cil. Cité par MUSSO Pierre. Op. cit., page 5.

11. Cité par MUSSO Pierre. Op. cit., page 6.

12. SAINT-SIMON. Le nouveau christianisme. oe;uvres complètes. Paris: Anthropos, 1966, t. III, page 152.

13. Ministère de l'Équipement. «L'enquête annuelle d'entreprise de 1993». Le champ d'investigation concerne les entreprises de plus de 50 salariés. Le coefficient de capital est le rapport du stock de capital par salarié. Dans le bâtiment le coefficient = 75 000 francs/salarié. Dans les travaux publics, le coefficient = 183 000 francs/salarié.

14. TRILLAT Dominique. «L emploi dans le BTP. Principales caractéristiques et évolutions» «L'Équipement, modes d'emplois». /ZZ Technique Territoires et Sociétés. Ministère de l'Équipement du Logement et des Transponi. septembre 1996.
15. Commission des Communautés européennes. «L'impact probable sur la situation macroéconomique et sur l'emploi des investissements dans les réseaux transeuropéens de transport. >> Document de travail des services de la Commission, 7 janvier 1997.

16. BERTHIER Jean-Pierre. «Une analyse sur 20 ans de I'activité du bâtiment. Travaux publics». Économie et statistiques, n° 253, avril 1992.

17. VELTZ Pierre. Des territoires pour apprendre et innover. La Tour d'Aigues: Éd. de l'Aube, mai 1994.

18. Au moment de la rédaction de cet article (mars 1997), l'avant-projet de Schéma national d' aménagement du territoire (SNADT ) retenait trois principes pour sélectionner les futurs proJets d'infrastructures de transport:
-contribuer à façonner une vision à lonc terme et cohérente du développement durable de la France et de l'Europe et ne pas chercher à satisfaire des demandes à court terme ou de rentabilité financière immédiate;
- privilégier l'intermodalité des systèmes de transport;
-améliorer la productivité globale du réseau existant par une meilleure gestion des flux
-ou trafics
-en jouant sur la différenciation des prix.


19. La DATAR a engagé avec l'IDATE de nombreux travaux dans ce domaine depuis 1990. 20. Rapport de Gérard Théry sur «Les autoroutes de l'information». Rapport au Premier ministre. Paris: La documentation Française. Paris: 1994, page I 1.

21. MUSSO Pierre. Op. cit., pages 366-367.

22. THÉRY Gérard. Les autoroutes de l'in rormation. Op. cit. MUSSO Pierre. Télécommunication et philosophie des Réseaux, la postérité paradoxale de Saint-Simon. Op. cit. LAFFITTE Pierre. «Rapport sur la France et la société de I information. Un cri d'alarme et une croisade nécessaire». Assemblée Nationale n° 3335. Sénat n° 213. Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Paris, février 1997.

23. LAFFITTE Pierre. Op. cit., page 5.

24. LAFFITTE Pierre. Op. cit., page 10.

25. LAFFITTE Pierre. Op. cit., page 15.

26. Jean-Louis Guigou était alors directeur à la DATAR, responsable du programme Prospective et territoires. NDLR.

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