Evaluation et conclusion
 

      Constatations

  L'accueil est favorable et les élèves se laissent entraîner
dans les histoires. Ils cherchent à avancer très vite. Et de temps
en temps ils sursautent à la suite d'une faute (quand un cri
d'agonie retentit dans les écouteurs). Ils reprennent alors le
parcours avec plus de prudence...

  La difficulté augmente nettement lorsque le support écrit
disparaît et l'élève est surpris(e) de ne trouver que du son. Cet
aspect a augmenté encore sa concentration.

  Ils ont beaucoup apprécié les parties où il fallait chercher
l'endroit à cliquer et les conseils des camarades allaient bon
train "essaye ici ... et là, mais non c'est là...".

  La fin d'un module a représenté (surtout en regroupement B)
à chaque fois une mini-victoire et ils ont d'eux-même sorti une
feuille pour noter les codes (Dracula).
Cet impression "d'avoir réussi quelque chose" a été un net
encouragement à ouvrir le module suivant.

       Le multimédia permet:

  A chaque élève de travailler à son propre rythme.
Il n'est pas stressé par un rythme imprimé par l'enseignant
qui ne convient pas forcément à tous.

  De faciliter l'autonomie de l'élève.
En effet, la souplesse du multimédia permet par exemple
d'intéger une aide constante qui réagit selon les réponses
de l'élève.
Sur les 24 élèves présents il y en a 24 qui profitent de cette
aide sans compter en plus le maître qui papillonne d'un élève
à un autre.
Quel maître (moi y compris) peut-il assurer en classe un suivi
et une correction de 100% de ses élèves?
Cette aide est donc une facilitation qui permet à l'élève d'aller
beaucoup plus loin avant de solliciter le maître.

  De faire participer les élèves à la production.
Les élèves écrivent les questions, enregistrent leurs voix
et sont acteurs dans les films. Toutes ces productions
sont réunies dans une séquence multimédia.

  A l'élève d'être plus motivé.
Par sa participation en production et une présentation
ludique de la séquence, l'élève se sent plus concerné et
il s'implique plus dans l'exercice. Cela représente
un véritable moteur pour sa motivation.

 De dédramatiser les difficultés de la langue (all),
car l'élève se trouve dans un environnement ludique et
au lieu d'entendre de sa bouche "je n'y comprends rien",
on constate que l'élève repart à l'assaut de la difficulté
pour obtenir le point ou réussir le niveau convoité.

  De valoriser le travail de l'élève.
Ils sont fiers de montrer ce qu'ils ont fait et ils reviennent
sur leurs "oeuvres" à la rentrée scolaire suivante pour les
montrer aux nouveaux camarades de classe.

  De donner envie aux autres élèves
de participer à des projets semblables. Le terrain est ainsi
déjà préparé.

  De centraliser
des énergies soit à l'intérieur d'une classe, soit dispersées
dans les différentes salles d'une école (par ex. des dessins
d'élèves, des dialogues, des textes effectués dans diverses
disciplines, etc.)

  De mettre en scène
toutes ces productions. Ainsi ce qui produit dans les classes
ne reste pas cloîtré entre les murs, mais peut être mis à
disposition d'un plus grand nombre.

  De faire de la remédiation.
Les séquences sont installées sur les ordinateurs au CO
ou disponibles sur le web et peuvent être refaites à tout
moment de l'année.

  A l'élève d'avoir du plaisir à travailler
et il arrive qu'ils choisissent de faire des modules d'allemand
pendant d'autres cours en salle d'informatique.
Le facteur "plaisir" est certainement un moteur pour leur
apprentissage.

       Remarques générales

Dans ma classe il y avait 21 élèves (sur 24) en 1997-98 avec
un ordinateur à la maison et 19 qui l'utilisent régulièrement.
C'était la première année que ce nombre était si important, et la
tendance continuera pour ceux qui n'en sont pas encore là.

Il est grand temps d'exploiter ce potentiel dans nos écoles,
de sensibiliser le corps enseignant et de l'amener peu à
peu à intégrer ce nouvel outil.

Car je suis convaincu que l'ordinateur peut être exploité
pédagogiquement
, tout comme peuvent l'être le tableau noir,
le tableau feutre, le tableau aimanté, le rétroprojecteur, le
projecteur de diapos, le labo langues. D'ailleurs si le tableau
noir trône dans les salles de classe depuis la fin des temps,
l'ordinateur devrait lui aussi y avoir sa place.

Je suis également convaincu que le multimédia doit tenir
une place importante dans cette pédagogie, car la
combinaison de différents médias (texte, image, son, film)
permet de présenter une difficulté particulière
d'une langue ou d'un sujet et de la "mettre en scène" de
manière efficace.

Et depuis peu, certains outils multi-plateformes, comme
MistralMovie, mettent à la portée des enseignants de
transposer cette pédagogie sur le web, sans aucune
connaissance en programmation.

      Conclusion

Je reste fermement convaincu que pour répondre à
un besoin précis de la langue, le multimédia est une
bonne réponse.
Autant une bonne réponse technique, au vu des
possibilités infinies et de la diffusion facile sur
CD-Rom, que pédagogique.
Et lorsque des élèves demandent à leur professeur
d'informatique;
"Monsieur, j'ai fini le travail. Je peux faire autre chose?",
et que les élèves en question se lancent dans la
"Chasse aux prépositions" sans que personne leur ait
demandé de faire de l'allemand, je me dis qu'à quelque
part le but est atteint!

 

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