INDEX

II. LA RECHERCHE SUR LE TERRAIN

A. DISPOSITIF DE LA RECHERCHE
Réalisation et encadrement de la recherche

Classes ayant participé à l'expérience

Sources d'information

Les observations directes

Les entretiens

Les productions des élèves

B. MONOGRAPHIE DES CLASSE

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II. LA RECHERCHE SUR LE TERRAIN

 

A. DISPOSITIF DE LA RECHERCHE

 

Réalisation et encadrement de la recherche

 

La partie suisse de la recherche s'est limitée au canton de Genève. Elle a été prise en charge par le Centre de recherches psychopédagogiques, un service de recherche rattaché à la direction générale du Cycle d'orientation. Trois chercheurs, avec la collaboration de la responsable des TIC pour le CO, ont mené cette étude.

 

Un groupe de pilotage, composé de la directrice du Centre de Recherches Psychopédagogiques (CRPP), du directeur et de la directrice adjointe du Centre Pédagogique des Technologies de l'Information et de la Communication (CPTIC), d'un représentant du Service informatique de l'enseignement primaire (SIEP), de représentants de l'université de Genève, TECFA (université de Genève) et des chercheurs eux-mêmes, a régulièrement suivi les travaux. Des pages Web présentant la recherche et les sites observés ont été élaborées sur le serveur du CPTIC (http://www.ge-dip.etat-ge.ch/cptic).

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Classes ayant participé à l'expérience

 

Un appel de participation au projet SOCRATES-MAILBOX a été lancé par le CPTIC, SIEP et le CRPP. Quatre enseignants de l'école primaire et cinq enseignants des écoles secondaires ont répondu. Les conditions favorables dont nous avons bénéficié pour cette recherche (ressources humaines et accès aux classes) nous ont permis de prendre en considération toutes les candidatures de l'enseignement secondaire, élargissant ainsi le nombre de sites par rapport aux exigences du projet. A l'école primaire en revanche, nous n'avons retenu qu'une seule classe.

 

Six classes ont finalement participé au projet: deux au secondaire postobligatoire, trois au Cycle d'orientation et une au primaire. Toutes les expériences s'inscrivaient dans le cadre de l'enseignement des langues : langue maternelle à l'école primaire, langues étrangères au secondaire. La messagerie en était l'aspect central; elle pouvait être accompagnée d'autres activités, par exemple l'élaboration d'une page Web. Les expériences étaient soit intégrées au programme que les maîtres avaient prévu pour l'année scolaire, soit elles étaient expressément mises en place pour le projet.

 

Au niveau postobligatoire, il s'agissait de deux classes du Collège Claparède, une classe d'anglais (12e degré, orientation artistique) et une classe d'allemand (10e degré, orientation artistique)16. Les deux projets se centraient sur l'établissement d'une correspondance suivie avec une classe à l'étranger, en cherchant à stimuler les échanges autour d'un thème. Au Cycle d'orientation, nous avons observé deux classes au collège des Voirets et une classe au collège de Pinchat. Une classe d'anglais a engagé des échanges avec plusieurs endroits aux Etats-Unis et au Canada, sans établir un lien avec un interlocuteur privilégié; une classe d'accueil pour élèves non francophones et une classe d'allemand ont combiné correspondance, élaboration d'une page Web et introduction au WWW. La principale activité de cette dernière consistait à mener une enquête sur les habitudes télévisuelles auprès de plusieurs classes en Allemagne. A l'école primaire, une classe de 5/6e a préparé une page Web et a entretenu une correspondance pendant toute l'année avec les élèves de diverses classes du réseau EduNet. Quelques explorations sur Internet et un partage d'énigmes mathématiques étaient associées à la messagerie.

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Sources d'information

 

La recherche s'est déroulée en différentes phases et a intégré différents moyens pour la récolte des données. Dans un premier temps, les enseignants nous ont fourni une description écrite de leur projet qu'ils ont pu préciser, notamment concernant les objectifs, dans un entretien précédant notre présence dans les classes. Dans une deuxième phase nous avons procédé à des observations directes en classe, qui se sont déroulées, conformément au cadre temporel fixé par le projet européen, entre janvier et avril 1997. Pendant cette période, les enseignants nous ont accueillis pour toutes les leçons à l'atelier et pour celles consacrées à la préparation d'une activité télématique. Suite à ces observations, nous avons mené des entretiens semi-dirigés de groupes avec les élèves et des entretiens approfondis avec les enseignants. En fin d'année scolaire, plusieurs enseignants nous ont transmis l'ensemble ou une partie des productions télématiques de leurs élèves.

 

 

Pour rendre compte de l'utilisation des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement ainsi que des apprentissages implicites, disciplinaires et technologiques qu'elles permettent, nous avons choisi une méthode d'observation qualitative, offrant la souplesse nécessaire à une étude largement exploratoire.

 

Nous avons assuré les observations à deux (plus de 40 leçons au total). Nous avons consigné l'ensemble des activités dans des protocoles en distinguant deux plans différents. D'une part, nous avons pris note des éléments contextuels des expériences (nombre d'élèves, équipement et sa localisation), du type d'activité proposé, de l'organisation spatiale et temporelle des leçons, de la gestion des activités par l'enseignant et des comportements des élèves lors de la préparation des activités télématiques. D'autre part, nous avons fait une observation continue de phases de travail à l'écran (individuel ou à deux), où nous nous sommes centrés sur les problèmes liés à la technique, les éléments de communication et d'écriture (avancement des productions, processus de correction, consultation de sources) et sur les interactions. Selon les modalités de travail de la classe, nous avons observé soit un élève (ou un couple d'élèves) pour la totalité de l'activité à l'écran, soit plusieurs élèves, chacun pour une durée de 10 minutes, de façon à élargir l'échantillon des comportements. Quelques séquences de vidéo ont complété les observations dans la classe d'école primaire.

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Les entretiens de groupe avec les élèves ont duré 45 minutes. Ils avaient pour but de saisir leur perception du statut de l'activité télématique dans le cadre de l'école et l'évaluation qu'ils faisaient de l'expérience. Ils se sont notamment exprimés sur les modalités et les contenus des échanges et sur l'importance de la correspondance électronique pour l'appren-tissage de l'écriture.

 

Les enseignants ont été interviewés plus longuement (entretiens d'une à deux heures). Nous avons notamment cerné les raisons pour lesquelles ils travaillaient avec ces nouveaux moyens, comment ils évaluaient l'impact et les perspectives de la télématique dans l'enseignement.

 

 

L'analyse des messages nous a fourni quelques renseignements sur l'évolution de la communication entre correspondants et nous a permis de nous prononcer avec plus de précision sur la quantité et la qualité des textes produits.

 

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16).Cette classe a démarré dans l'expérience plus tard que prévu et nous n'avons pu effectuer qu'une seule observation. L'enseignant a été interviewé au même titre que ses collègue.
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